Le magazine de l’aviation électrique

Avion électrique : aviation légère, eVTOL et vol décarboné

Aviation légère à batteries, motorisations hybrides, taxis volants et engins qui décollent sans piste : nous suivons les programmes de vol électrique depuis la première annonce jusqu’au vol certifié. Densité énergétique, autonomie, certification EASA et modèle économique, au-delà des rendus 3D.

De l’ULM au taxi volant

Aviation légère électrique, motorisations hybrides, eVTOL urbains et engins à effet de sol : nous couvrons toute la chaîne du vol décarboné.

La densité énergétique, nerf de la guerre

Une batterie pèse le même poids pleine que vide : nous expliquons pourquoi cela change tout au décollage, et ce que ça impose à l’autonomie.

La certification avant la communication

Entre l’annonce et le premier passager, il y a l’EASA et la DGAC. Nous suivons les programmes jusqu’à la certification, ou jusqu’à leur abandon.

L’aviation électrique à la une

La rubrique aviation de VoiturElectrique.eu : engins volants, taxis aériens et projets d’avionneurs. Une rubrique jeune, que nous étoffons au fil des salons et des premiers vols.

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Suivre le vol électrique sans décoller du réel

Avion électrique est le site d’informations consacré à l’aviation décarbonée : avions légers à batteries, motorisations hybrides, eVTOL et taxis volants, engins à effet de sol et hydrofoils volants.

Le sujet est jeune et bruyant : beaucoup d’annonces, peu d’appareils certifiés. Nous suivons les programmes dans la durée (masse, densité énergétique, autonomie réelle, cadre réglementaire) et nous distinguons ce qui vole de ce qui se dessine.

Le site prolonge le travail éditorial de VoiturElectrique.eu, magazine de la mobilité électrique. Il est la propriété de Marc Guillemot (E.I.).

Questions fréquentes sur l’aviation électrique

Ce que l’on nous demande le plus souvent sur le vol électrique, et ce que la physique autorise aujourd’hui.
Oui, en aviation légère. Le Pipistrel Velis Electro, biplace électrique, a été le premier avion électrique certifié par l’Agence européenne de la sécurité aérienne, en 2020, et vole depuis en école de pilotage. Son autonomie se compte en dizaines de minutes de vol, ce qui le destine au tour de piste et à la formation, pas au voyage.
À cause de la densité énergétique. À masse égale, le kérosène transporte plusieurs dizaines de fois plus d’énergie qu’une batterie lithium-ion actuelle. S’y ajoute un second effet : un avion à kérosène s’allège en volant, alors qu’une batterie pèse autant vide que pleine et doit être posée telle quelle. Tant que la chimie des batteries ne progresse pas d’un ordre de grandeur, l’électrique reste cantonné aux vols courts et aux appareils légers.
Un aéronef à décollage et atterrissage verticaux à propulsion électrique. Concrètement, un appareil multirotor ou hybride entre le drone et l’avion, qui décolle comme un hélicoptère puis vole en translation. L’intérêt est de se passer de piste ; la difficulté est que le vol stationnaire consomme énormément, ce qui limite sévèrement le rayon d’action.
Les calendriers annoncés par les constructeurs ont été repoussés à plusieurs reprises, et l’étape déterminante n’est pas technique mais réglementaire : la certification de type par l’EASA ou la FAA, puis celle des opérations commerciales avec passagers. S’y ajoutent l’insertion dans l’espace aérien, les infrastructures de décollage et l’acceptation du bruit en ville. Nous suivons ces programmes dans la durée plutôt que d’annoncer des dates.
Pour piloter un avion léger électrique, oui : les licences européennes s’appliquent comme pour un appareil à moteur thermique, la source d’énergie ne change pas la réglementation. Certains engins légers ou ultralégers relèvent de cadres allégés selon leur masse et leur catégorie. Quant aux eVTOL de transport, ils visent à terme un pilote professionnel puis, pour certains programmes, l’autonomie complète, un sujet encore ouvert côté autorités.
En vol, oui : pas de combustion, donc pas de CO2 ni d’oxydes d’azote à l’échappement, et un bruit nettement inférieur, un vrai argument pour les aérodromes en zone habitée. Le bilan complet dépend ensuite de la fabrication des batteries et de l’électricité utilisée pour les recharger. Sur les vols courts qu’il permet aujourd’hui, l’avantage est réel ; il ne dit rien du transport long-courrier, qui relève d’autres solutions.

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